Que ce soit ici ou en Europe, Annie Darisse-Desbiens se dédie au théâtre de création depuis plus de 20 ans. Diplômée de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM à Montréal en 2005, elle cofonde en 2009 Les Biches Pensives, une compagnie de création théâtrale qui a initié plusieurs spectacles qui ont soit été primés, soit été salués tant par le public que par la critique entre 2010 et 2020 : Deux ans de votre vie (Prix du public BMO du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui 2012), Comment je suis devenue touriste et Gamètes (Prix du meilleur texte original décerné par l’AQCT en 2018). En 2020, la compagnie devient le Théâtre Pied de Biche, qu’elle dirige maintenant seule. L’unique production de l’organisme depuis cette refonte, Le titre du livre serait Corinne, a mérité le Prix du meilleur texte original décerné par l’AQCT en 2023.
La création étant au cœur de sa démarche en tant qu’interprète, Annie a, depuis sa sortie de l’école, été appelée à jouer dans une dizaine de spectacles portés par des créateur·trice·s de renom tels qu’Olivier Choinière, Alexia Bürger, Louis-Karl Tremblay, Jacques Laroche, Michel-Maxime Legault, Sophie Cadieux et Claude Poissant.
Sur le Vieux Continent, elle a, entre 2009 et 2012, sillonné les routes de France et de Belgique avec le spectacle Les Essais d’après Montaigne, une production du Théâtre du Sous-Marin Jaune. Elle faisait également partie de la production belge du truculent J’accuse, produit par Le Rideau de Bruxelles en 2018, ainsi que de l’impressionnante distribution des Filles du Saint-Laurent, présenté au Théâtre National La Colline à Paris, alors dirigé par Wajdi Mouawad, en 2022.
À la télévision, on a pu la voir dans les séries Mouki (Sonia Bonspille Boileau), Les Jeunes Loups (François Gingras), Feux (Serge Boucher), N.O.U.S. (Yannick Savard), Le temps des framboises (Guillaume Lonergan) et Le retour d’Anna Brodeur (Mathieu Cyr). Au cinéma, elle a participé à une dizaine de projets de courts et de longs métrages qui ont voyagé dans les festivals et se sont mérité des mentions ici et à l’étranger.
Bénéficiaire de plusieurs bourses d’écriture, ses projets personnels et collectifs l’ont amenée à prendre part à de nombreuses résidences d’écriture ici et à l’étranger (Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles, Théâtre La Bellone, Centre national des écritures du spectacle de La Chartreuse à Avignon).
Son premier livre, La bonne pauvre, paru chez Tête Première à l’automne 2025, lui a valu des critiques aussi nombreuses qu’élogieuses (Le Devoir, La Presse, Lettres québécoises, etc.), en plus d’un nombre enviable d’entrevues à Radio-Canada (Il restera toujours la culture, Réfléchir à voix haute, De l’huile sur le feu, Aux livres, La Société des lecteurs, etc.).